Bianchi 15 / 20 V

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Histoire de la marque

BIANCHI (Italie) 1898 – 1938
AUTOBIANCHI (Italie) 1955 -1992

Fondée en 1885 par Edoardo Bianchi, cette usine milanaise a commencé la fabrication de motos et de voitures en 1898.

L’une des plus vieilles vIMG_164701_croitures italiennes, la Bianchi vit le jour sous la forme d’une voiturette à un cylindre et son développement, ultérieur, est caractéristique du style italien d’avant 1914.
Elle devint une grande, solide voiture orthodoxe de bonne qualité. Elle avait un moteur classique à 4 cyl. avec soupapes d’admission commandée en T, un radiateur è alvéoles, une transmission par chaîne et un châssis en acier. Suivant la mode et les progrès techniques, la Bianchi de 1909 était de construction monobloc et soupapes latérales. En 1914 il n’y avait pas moins de sept modèles, le plus grand étant une voiture sport de 8 l avec soupapes en tête et transmission par chaîne. À la différence de presque toutes les autres marques italiennes, la Bianchi ne se fît pas remarquée en compétitions.
Après 1918, les familiales un peu lourdes mais robustes restèrent l’atout majeur de Bianchi bien qu’elles fussent un peu plus petites qu’avant la guerre, ceci pour satisfaire les besoins d’un plus vaste et plus modeste public. En 1919 réapparurent trois modèles de 1914 une 12 CV de 1460 cm3 (modèle favori des Italiens), une 14/20 CV de 2 l et une 20/30 CV de 3,7 l.
Une nouvelle 12/20 à 4 vitesses remplaça la 12 CV une année plus tard.
Réincarnée sous le nom de « Tipo 18 », la 14/20 CV fut pourvue d’un moteur culbuté, à soupapes en tête et freins sur les roues avant. Le premier progrès important d’après-guerre fut l’apparition en 1925 de la petite « 8/10 CV S4 ». C’était une voiture légère à soupapes en tête de 1 287 cm3 et avec elle Bianchi faisait une entrée vigoureuse sur le marché de la petite voiture, jusque-là dominé par Fiat. En 1928 elle devint la « S5 » avec un moteur plus puissant de 30 ch. Cependant Bianchi commit une erreur, que Fiat évita, lorsqu’en 1928 il introduisit une 8 cyl. en ligne, la « M3 » de 2,7 l. En 1931 elle fut agrandie pour devenir la « S8 » de 2,9 l, tandis que la « S5 » en 1934 était dotée d’un moteur de 1 400 cm3. Celle-ci et la 8 cyl. en ligne furent proposées jusqu’en 1935 ; ensuite, et jusqu’en 1938, seule fut fabriquée la petite 4 cyl., connue plus tard sous le nom de « S9 ».

Bien qu’autour de 1950 un prototype à 4 cyl. fût expérimenté, la société Autobianchi fut créée en 1955, résultat d’un accord entre Edoardo Bianchi, Fiat et Pirelli, la première voiture particulière d’après guerre à porter le nom d’Autobianchi fut la Bianchina apparue en 1957. Elle était pourvue d’un moteur Fiat 500 un peu plus puissant et d’une carrosserie coupé à deux places. Plus tard furent IMG_164733_crajoutées à la gamme une conduite intérieure transformable à quatre places, des commerciales et une camionnette. En 1965 parut l’Autobianchi Primula, une familiale avec moteur Fiat transversal de 1 200 cm3, traction avant, freins à disque. Sa conception, comme son exécution, ressemblait de façon frappante à la BMC 1100.

En mai1 1969 sortirent les « A 111 » et « A 112 » laquelle sera fabriquée jusqu’en 1986. La marque sera définitivement enterrée en 1992.

La marque Autobianchi a été fondée le 11 janvier 1955 suite à un accord entre les sociétés Fiat et Pirelli, et Monsieur Edoardo Bianchi. L’accord prévoyait que FIAT serait chargée de fournir les organes mécaniques, Pirelli les pneus et qu’Autobianchi réaliserait les carrosseries et l’assemblage de ce puzzle. De cet accord naîtra le 16 septembre 1957 le premier modèle de la marque: la Bianchina Transformabile, suivi de nombreux autres dérivés. Le modèle suivant, basé sur un châssis et une mécanique de Fiat 600-D est le petit cabriolet Stellina, présenté au salon de Turin 1963. 1964 sera marquée par la révolutionnaire Primula dont on a fêté les quarante ans en 2004. Cette voiture est révolutionnaire à bien des égards, et notamment parce qu’elle est la première voiture à traction avant équipée d’un moteur avec boîte de vitesses accolée, placé transversalement et pendulé. En dehors de cette innovation technique, elle dispose de quatre freins à disque, d’un embrayage hydraulique, et, selon les versions, d’un hayon. Autobianchi devenait ainsi le laboratoire à grande échelle du groupe Fiat permettant ainsi de tester les réactions du marché.

En 1968, la marque est totalement absorbée par Fiat.

En 1969, deux modèles totalement nouveaux sont présentés au public : l’A 111 et l’A 112. Utilisant de nombreux composants mécaniques de Fiat, la Fiat 124 et la Fiat 127, cesIMG_164654_cr deux voitures diffèrent malgré tout totalement du reste de la production du constructeur italien.

Fin 1969, la marque est placée sous le contrôle de Lancia, qui continuera jusqu’en 1986, à produire la fameuse A-112, qui ne restera badgée Autobianchi qu’en Italie et en France.

En 1985, la marque présente l’Y-10 qui sera commercialisée sous la marque Lancia, excepté en Italie, jusqu’à sa fin de production en 1992, et en France seulement jusqu’en 1989 (par la volonté de l’importateur indépendant de l’époque: André Chardonnet

En 1992, le site de production historique de la marque, à Désio en Italie est fermé, marquant la fin définitive du blason Autobianchi. Depuis, on le sait, plus aucune voiture du groupe Fiat ne sera produite sous la marque Autobianchi, dont les droits ont été cédés au Registro Autobianchi, le club officiel de la marque en Italie.

C’est ainsi que dans l’indifférence totale la marque, certainement la plus novatrice du groupe Fiat, a purement et simplement disparu !

 

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