Portrait

Michel Robillard s’est mis au modèle réduit comme on entre en religion, sans vraiment s’interroger. Je dirigeais une scierie. J’ai cessé l’activité en 1990. Je disposais d’un grand bâtiment. On m’a apporté une Traction. Un jour d’hiver, j’ai pris mon mètre, j’ai fait une réduction au 1/10e, qui est une taille respectable, et j’ai fait ma première maquette. Des pièces uniques, tout en bois fruitier : poirier, noyer – « pour les parties noires comme les roues » -, cerisier, abricotier, pommier. Les résultats sont étonnants de vérité et de (petits) détails.

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Je suis un perfectionniste et je ne fait bien évidemment que des pièces uniques dont les modèles ne sont pas choisis au hasard. A l’origine, je suis un passionné d’automobile. En bois, et à une autre échelle, ce sont des 2 CV, 4 CV, un taxi de la Marne ou une Bugatti Royale qui ornent son stand. Que des véhicules mythiques.
Monsieur est un puriste !

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Je réalise chacune des pièces avant de les assembler. ll me faut entre cinq cents et six cents-heures de travail, voir plus par voiture.
Ces pièces uniques forment désormais une jolie collection (Une vingtaine …). Pour le maquettiste, « c’est une passion et sans doute un don ». Le don de transformer en modèles réduits des véhicules de rêve, avec toutes leurs particularités. « Je pousse la plaisanterie jusqu’à réaliser, sur certains modèles, les pièces moteurs comme les caches culbuteurs, les pistons, les lames de ressort, les roues à rayons (« chacune d’entre elles nécessitent une journée de travail ») ou encore l’usure des sièges.

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Un vrai travail de précision et d’orfèvre, avec de temps à autre la consécration : une médaille d’or en 2004 au mondial de la maquette porte de Versailles.
« Chacune de mes réalisations demande entre trois et quatre mois de travail, explique-t-il. Voire un an pour la plus grande. » Un truck américain, une dépanneuse composée de plus de mille pièces : « tout est fonctionnel. Les roues et le volant tournent, les portes s’ouvrent… » Michel a le souci du détail. Aussi petit soit-il.
Pour chaque modèle, je pars d’une maquette plastique ou acier trouvée dans le commerce. Au 43e ou au 18e. Je la monte, ensuite je recalcule les cotes et refais tout à l’échelle (…) Le plus difficile c’est de toujours travailler dans le fil du bois. Le reste n’est que conception, assemblage et coups d’œil.
Savoir-faire surtout 🙂

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