L’art est la maquette !

Lart_est_la_maquette (2)La maquette a parfois sa noblesse. Faite de bois clairs, de poirier ou de merisier, quand une seule roue demande une journée de travail,. quand elle s’inspire de l’exception. C’est celle de Michel Robillard, présent à Vierzon, avec ses amis de l’association American Maquettes Statics qui organisait, ce week-end, sa concentration de véhicules réels et réduits.

Si Michel Robillard décide lkl ae réaliser. à l’échelle 1/10ème, une Bugatti, il choisira le modèle Royale. ll a sa place dans la noblesse du maquettiste, aime le bois, ce bois de fruitiers dont on ne devine plus qu’on ne voit la veine. Michel Robillard s’est mis au modèle réduit comme on entre en religion, sans vraiment s’interroger. Je dirigeais une scierie. J’ai cessé l’activité en 1990. Je disposais d’un grand bâtiment. On m’a apporté une Traction. Un jour d’hiver, j’ai pris mon mètre, j’ai fait une réduction au 1/10e, qui est une taille respectable, et j’ai fait ma première maquette.

Michel Robillard est un perfectionniste, ne fait bien évidemment que des pièces uniques dont les modèles ne sont pas choisis au hasard.

Michel Robillard, à l’origine, est passionné d’automobile. En bois, et à une autre échelle, ce sont des 2 CV, 4 CV, un taxi de la Marne ou une Bugatti Royale qui ornent son stand. Que des véhicules mythiques. Monsieur est un puriste !

Connaisseur !

Un. visiteur s’approche, en connaisseur. Il possède lui-même quelques pièces qui n’ont pas cette finesse, cette noblesse. Celles qu’il possède n’ont pas été réalisées avec la passion. Elles sortent en série d’ateliers, en Indonésie. L’artiste n’a aucune fausse modestie quand il explique sa démarche, son travail, le choix du bois.
Il prend un modèle, le retourne, montre les essieux, la caisse. Chaque détail est si bien pensé qu’un carrossier, un mécano, y retrouverait leur jargon.
Je réalise chacune des pièces avant de les assembler. ll me faut entre cinq cents et six cents-heures de travail par voiture.
 » C’est l’amitié qui le conduit aujourd’hui à entreprendre la réalisation d’une Harley.  »
Ici, les copains me le demandaient depuis très longtemps. J’ai fini par céder.
La maquette, commencée en janvier, a déjà belle allure. Mais comme les Traction, 2 CV ou Bugatti Royale, cette première Harley ne sera pas à vendre, au grand dam de ce visiteur qui se serait bien laissé tenter.
Ces pièces uniques forment désormais une jolie collection. Un jour, c’est certain, Michel Robillard en fera don à un musée. En attendant, il les montrait hier et avant-hier sur la concentration de véhicules réels et de modèles réduits qu’organisait, place de la Libération, son association American Maquettes Static ; une concentration faite d’expositions, d’animations en tout genre, et même de deux crusing dans les rues samedi après-midi et dimanche matin.

L. Javal.

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